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Grand Barrage du Nil: Le Conseil de sécurité soutient l’UA pour régler la crise

Les 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont soutenu à des degrés divers lors d’une réunion lundi la démarche de l’Union africaine pour régler la crise opposant l’Ethiopie à l’Egypte et au Soudan sur la construction d’un méga-barrage éthiopien sur le Nil.

 

« Les Etats-Unis prennent note des efforts récents de l’UA pour faciliter de nouvelles discussions parmi les trois pays » au sujet du barrage, a déclaré l’ambassadrice américaine à l’ONU, Kelly Craft, qui avait demandé cette session pour le compte de l’Egypte. Plusieurs autres intervenants sont allés dans le même sens, en relevant que l’UA était désormais en charge du dossier.

L’Ethiopie a réaffirmé samedi sa volonté de commencer à remplir le réservoir de son gigantesque barrage sur le Nil « dans les deux prochaines semaines », tout en s’engageant à essayer de conclure un accord définitif avec l’Egypte et le Soudan pendant cette période, sous l’égide de l’UA.

Le Grand barrage de la Renaissance (Gerd), qui doit devenir le plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique, avec une capacité de production de plus de 6.000 mégawatts, est source de vives tensions régionales.

Si l’Ethiopie le voit comme essentiel à son développement et à son électrification, le Soudan et l’Egypte craignent qu’il ne restreigne leur accès à l’eau.

Les « divergences peuvent être surmontées et un accord peut être trouvé si toutes les parties font preuve de la volonté politique nécessaire pour faire des compromis conformément à l’esprit de coopération qui prévaut dans la Déclaration de principes de 2015 », a déclaré la secrétaire générale adjointe de l’ONU pour les Affaires politiques, Rosemary DiCarlo.

 

« Nous espérons fermement que l’Egypte, l’Ethiopie et le Soudan poursuivront leurs efforts pour parvenir à un accord (…) qui soit bénéfique pour tous », a-t-elle ajouté.

Devant le Conseil de sécurité, les trois pays ont réitéré leurs positions, Le Caire mettant en garde contre la menace pour la sécurité internationale posée par les actions de l’Ethiopie qui a défendu son projet tandis que Khartoum évoquait l’impact négatif du barrage pour les Soudanais.

 

 

 

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