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Panafricaines: les migrations au cœur de leur rencontre

La problématique des migrations a été abordée sous différents angles lors de cette deuxième édition du forum des femmes journalistes d’Afrique. Elles étaient au total 200 femmes journalistes de 54 pays réunies à Casablanca au Maroc, les 26 et 27 octobre 2018.

Organisée par la chaîne marocaine 2M, cette importante réflexion des « Panafricaines » a été l’occasion d’échanger sur le thème « Migrations africaines : une chance pour le continent, une responsabilité pour les médias ». Un choix motivé par les mythes et idées reçues sur ce phénomène.
L’un des objectifs majeurs de cette rencontre, était de donner une image positive de la migration africaine à travers les échanges des informations exactes, fouillées et fiables sur la question, et l’utilisation d’un vocabulaire mélioratif.
A cet effet, des spécialistes, notamment le nigérian Larry Macaulay, fondateur et rédacteur en chef de « Refugee Radio Network» à Hambourg en Allemagne, l’italien Rafaella Consentino, reporter à la chaîne de télévision «Rai» spécialisée dans les questions migratoires, le marocain Driss El Yazami, président du Conseil national des droits de l’homme ont animé les 6 ateliers regroupant les six sous thèmes du forum.
Les travaux de ces ateliers constituaient le socle fondateur d’un plan d’actions concrètes pour placer les questions liées à la migration au cœur des préoccupations des opinions publiques du continent. En effet, 80% des migrations africaines, se fait à l’intérieur de l’Afrique. Mais l’attention reste pourtant focalisée sur la minorité de migrants africains qui bravent la Méditerranée pour rejoindre le vieux continent.
Aujourd’hui, l’ONU estime que plus de 258 millions de personnes dans le monde résident en dehors de leur pays natal, ce qui représente 3,4% de la population mondiale. Que ce soit pour des raisons politiques, économiques ou sociales, près de 66 millions de personnes dans le monde ont quitté leur région ou leur pays pour la seule année 2016.
Parmi cette population, on compte 22,5 millions de réfugiés, dont la moitié a moins de 18 ans. Depuis 2010, les mouvements migratoires occupent une large place de l’actualité mondiale.
Dès lors, la question du traitement médiatique des migrations se pose, entre idées reçues, préjugés, traitements simplistes et déformation de la réalité. C’était tout l’intérêt de ce Forum d’échanges des femmes journalistes du continent dont l’enjeu était de militer pour un traitement plus juste des questions migratoires.
 
«Les panafricaines » se dote d’une administration
Dans le but de promouvoir la migration positive et de briser les stéréotypes, « Les panafricaines » ont décidé d’agir. Pour ce faire, le réseau des femmes journalistes d’Afrique a mis différentes instances sur pied, chargées d’implémenter leurs actions, et d’effectuer un suivi.
Le modèle organisationnel est basé sur trois entités : un comité permanent, un comité de suivi et un conseil des sages. Le comité permanent est chargé de la coordination générale. C’est lui qui définit l’action du comité de suivi qui, pendant un an, s’assurera d’implémenter les résolutions de la rencontre des 26 et 27 octobre 2018 à Casablanca. Pour cette année, priorité est donnée à la problématique « Mobilités féminines : une nouvelle dynamique migratoire », objet d’un des six ateliers du forum « Les Panafricaines » 2018.
Un conseil des sages, constitué de dix journalistes du continent, a également été créé pour appuyer les organes suscités. Son rôle sera de servir d’appui aux comités permanent et de soutien, afin que ceux-ci continuent de mener des actions pertinentes pour peser au niveau des instances -locales ou internationales- de plaidoirie. Les panafricaines devient une agence de presse.
A l’issue des travaux, les journalistes se sont engagées à devenir un réseau solidaire d’informations. Une agence de presse sera créée, afin de permettre à tous les membres de contribuer à la fourniture d’informations crédibles dans leurs pays respectifs. Le réseau se positionne également comme un outil de collaboration, d’entraide professionnelle, de partage d’expériences et de renforcement de capacité. « Les Panafricaines » veulent constituer une masse critique et devenir une force de propositions pour les institutions internationales et les gouvernements africains.
Un outil de valorisation de la femme
Selon le directeur général du groupe 2M Salim Cheikh, cet évènement est le prolongement naturel des valeurs portées par la chaîne, notamment celle qui concerne la place légitime devant revenir à la femme dans les sociétés africaines et plus particulièrement dans la région. « C’est ce que nous faisons à travers le travail remarquable du Comité parité et diversité de 2M depuis plus de cinq ans », a indiqué M. Salim.
Ce Réseau de femmes journalistes d’Afrique existe depuis un an seulement. À initiative, la journaliste Marocaine Fathia Elaouni, rédactrice en chef principal de la radio publique marocaine 2m.

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